• Mince, le pape, à nouveau malade, apparait maintenant aux fenêtres.

    Soit il s'évade, soit il soigne ses effets de futur bienheureux afin de se faire canonifier plus rapidement. Reste les miracles, mais vu son nombre de résurection, ça devrait pas être trop pénible.

    Maintenant le pape est aphone pour cause de trachéotomie. Déjà qu'auparavent c'était pas fameux...  Il lui reste la langue des signes pour dire la messe. La messe pour les sourds donnée par un vieillard tremblotant, ça va être fun.

    Laissons le mot de la fin à l'archevêque de Chicago : "il était le seul à dire tout haut ce que les autres murmurent tout bas !"

    Considérant le débit de fils de Mogwai et du cousin machin, cela laisse rêveur quand à la légendaire langue de bois de l'Eglise.



    PS : En réalité, le Pape, c la Pythie du Vatican.

    Il marmone deux trois mots inaudibles, et une clique de porteurs de robes pourpres interpretent ses paroles comme autant de condamnation de la guerre, de la capote, du mariage... (entre homo, hein, reston eucuméniques).

    Si ça se trouve il voulait juste qu'on lui remonte son dossier.


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  • Faire couler l'eau chaude. Répendre le baim moussant et regarder gonfler l'écume. Fermer la porte et laisser la buée recouvrir les miroirs d'une taie aveugle. S'étendre dans l'eau chaude et ne laisser dépasser que les mains et la tête, dont on a noué les cheveux pour qu'ils dépassent de l'eau. Tourner les pages d'un livre en prenant soin de ne pas tremper les pages dans l'eau.

    Buller.

    Laisser filer les heures

    Le bonheur.

    Oui mais après il faut sortir. Faire attention à se frictionner les jambes avant de se relever. Se hisser hors de l'eau et être étonné d'avoir si peu de force dans les bras. Tirer le bouchon et frissoner dans l'air plus froid que l'eau, se laver des dépots de baim moussant, et faire attention à ne pas s'étourdir. Sentir ses pieds gonfler et devenir tout rouge et son coeur battre péniblement dans sa tête... 

    Désagréable... Mais buller dans l'eau est si délassant que cela vaut bien le désagrément de se relever après.


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  • Encore une fois, j'ai mal dormis.

    Couchée vers minuit et quelques, épuisée mais sans envie de dormir, réveillée à midi avec le genre de petit mal de tête vicieux qui vous assaille lorsque vous dormez mal, j'ai eu l'occasion de tester les limites de mon petit coeur sensible en ce qui concerne les angoises et cauchemards.

    Je suis très douée à ce petit jeux, d'ici peux je pourrais écrire une anthologie...  Suffit que je me résolve à prendre la plume, en ce cas le clavier, et à coucher par écrit le récit de mes horreurs nocturnes. Ce qui n'est guère évident lorsqu'on a dormis 12 heures mais que, malgrés tout, on ne se sent pas le moins du monde reposée.

    J'ai rêvé de camps de concentration cette nuit. Ce n'est pas la première fois que j'en rêve. Dernièrement, je vivais l'arrivée aux portes du camps, et me trouvait devant cette alternative qui n'en est pas une : Soit crever gazée directement, soit mourir lentement de faim les quelques années qui allaient suivre, pour finir à bout de fatigue de force et d'espoir par mourir tout de même.

    Cette nuit, j'ai rêvée qu'enfermé dans un building, j'était finalement déporté en direction des caves, enfermé avec d'autres enfants, car curieusement au cours de la descente vers les profondeur du bâtiment je perdais une bonne douzaine d'année pour me retrouver au même âge que mes petits compagnons de galère. Nue, cheveux rasés, une petite fille aux cheveux roux m'accompagnait. Elle s'appelait Anne, et ensemble nous nous sommes évadé. Caché derrière des contener nous avons vu nos amis, ses amis, emmené hors des caves, enfermé dans des cagette de bois, et entassés dans des camions qui étaient autant de chambres à gaz, sous le regard de la presse étrangère, qui ne faisait rien. Une jeune femme qui eut un mouvement vers la cagette pour en connaitre le contenu s'est vu arretée dans son mouvement par une femme plus agée. "regarde ! si tu ne vois pas cela, qui pourra en témoigner ?" Les enfants sont partis, et Anne aussi, qui a filé rejoindre ses amis dans la mort, ne supportant pas l'imobilité et la survie seule. Je suis resté seul. Dans mon rêve j'avais les cheveux brun et je m'appellais Sebastien.

    "Bien dormis ma chérie ? "
    "Ouais, super... "

    Je fais des rêves fantastiques...  Et en rêgle générale, j'ai une très bonne mémoire de ces rêves qui arrivent quelque fois à me plonger dans un tel trouble qu'ils me pourrissent une ou deux journée à la suite.

    Je me souviens ainsi assez précisément d'un cauchemard que j'ai du faire vers 5 ou 6 ans, dans lequel, au terme d'une promenade en forêt de Soignes, nous rentrions à la maison dans la quatre-L familialle blanche, la première voiture de la famille (depuis, le standar est heureusement un peu monté...) et nous traversions une forêt en feu, seule voiture à rouler au travers de deux murs de flammes oranges qui teintaient le ciel nuageux de leurs reflets. Curieux, les cauchemard que l'éclairage des autoroutes peut inspirer aux enfants endormis...  Là où cela devient intéressant, c'est que, dans mon rêve, nous avions pu rammener à la maison les longues branches que tout enfant s'obstinne à rammaser en forêt...  et qui, dépassant par la fenêtre, commençaient à s'enflammer. Lorsqu'enfin nous avions traversé le pont surplombant une rivière imaginaire séparant la forêt de la commune d'Auderghem où, toujours dans mon rêve et dans la réalité avant ma naissance, vivaient nos parent, ce fut pour constater que le cours d'eau chariait des iceberg eux-même transportant pinguoins et brasier...

    Je fais des rêves fantastiques, vraiment...

    Rêves ?  Curieuse idée tout d'abbord que de nommer rêves les délires hallucinés qui hantaient mes nuits et dont les thématiques nauséeuses se répétaient de semaines en semaines. Au point que je n'aimaient plus me coucher ?  oui, à ce point là.  Quel plaisir trouver à se blottir sous sa couette, lorsque l'on sait qu'on y retrouvera toute l'angoisse et l'horreur que l'on combat éveillée. 
    Mes rêves ont ceci de particulier qu'ils comportent souvent une thématique, et que celle-ci se répette de nuit en nuit.  Oh, certe, je ne prétend pas avoir fait toute les nuits le même cauchemard, mais assez souvent pour ne pas avoir oublié celui qui avait précédé. 

    La plus ancienne thématique est celle de la violence physique. Une course éperdue dans des couloirs où bien des lieux grands ouverts, pour fuir des agresseurs supérieurs en nombre et en force, qui parfois sont mes camarades d'école. Une fuite éperdue que j'hésite à qualifier de course, tellement le sol me colle au pied, tellement mes jambes sont lourdes et tellement je semble lente, malgré les efforts que je déploie pour avancer. Il m'arrive même d'en être réduite à ramper, plantant mes ongles dans les murs, mes doigts entre les intertices des dalles pour me hisser péniblement vers l'issue salvatrice, la porte que je pourrais clore derrière moi, l'abris d'où on ne saura m'extirper. Mais le temps ralenti sans cesse au fur et à mesure que je me rapproche de l'abris que je n'atteind jamais...  je me suis toujours réveillée dans ce moment de suspens, mais celui ci n'avait rien d'exaltant.

    Passons sur les éternels thématiques de la nudité en plein milieu d'un groupe de personne, amphithéatre, couloirs d'écoles...  Ou pire : vétue d'une veste mais pas de pantalon, d'un pantie mais de rien d'autre, etc... 

    Les scènes détestables où tout le monde vous explique en détail combien vous êtes mauvais en tout sont un autre grand moment de cauchemard...  Tellement banal, mais bien désagréable tout de même.

    Rien qui ne vaille la thématique de la violence sexuelle : il m'arrive de me retrouver dans les bras d'une créature repoussante, baveuse, suintant la libido pourrie et la concupiscence malsaine, et qui me maltraite, tort mes chairs, me palpe en tout sens.  Et je ne puis m'en dépétrer, je ne sais m'arracher à se contact qui me révulse, je puis tout juste maintenir le monstrueux agresseur à quelque distance de moi...  Toute mon âme hurle d'horreur et se cabre à l'idée de ce contact qu'on cherche à m'imposer et auquel je ne sais me soustraire...  Et là, mes muscles douloureux à force de résister, l'idée, odieuse, d'abandonner la lutte me vient à l'esprit. Subir le contact, m'y complaire bestialement, en jouir peut-être, et cesser de me débattre et de lutter.  Un instant seulement, qui suffit à l'aggresseur pour rafermie sa prise, me serrer plus étroitement, apliquer sa bouche, son ventre moi, son sexe tout contre mon corps et ma peau.  Et je me hais de cet instant de faiblesse qui rend ma position encore plus intenable...  Et je me réveille en sueur, m'arrachant précipitament de mes draps pour fuir le sommeil et l'immonde monstre qui m'y attend...  Et que je connais.  Je peux presque toujours mettre un noms sur l'agresseur.  Il s'agit de mon grand père, ou plutot du cadavre de celui-ci arraché à sa tombe mais ayant perdu son humanité pour n'être plus qu'une brute de chair mortes et flasque animée d'instinct hideux. Il s'agit d'un ami mais dont le comportement ne rescèlle plus la moindre bride d'amabilité, il s'agit d'un inconnu rencontré une fois au cours d'une soirée... Et toujours, au cours de toutes ces agressions oniriques, se retrouve l'éternelle dualité : la jouissance animal, sans conscience, des sensations physiques de mon corps devenu un jouet entre les mains de bêtes humaine où humanoïdes, opposé à ma conscience, qui exige le respect de son intégrité et de son libre choix de refuser un contact non désiré. 

    Combien de fois ne me suis-je pas réveillée en sueur suite à ces épisodes onirique cauchemardesque, qui me collait au ventre une impression de rance et de peur ?

    Quoi d'autre ?

    A coté de ces chef-d'oeuvres de cauchemard rancis, j'en arrive presque à me réjouir de simple bon vieux rêve avec fantômes, mort, fuite et monstres, même lorsque ceux-ci se dinstingue par le désespoir froid qui s'en détache. Je me souvient ainsi d'un rêve très détaillé où les morts se succédaient dans un paysage de montagnes et de rocher désolé, où se mélangeaient des personnes rencontrée à différentes époques de ma vie, un kangourou malade et Gandalf. Oui, oui, Gandalf, le seigneur des Anneaux, tout ça. A un moment de ce rêve, je me suis à moitié réveillée en me disant "oulah, j'ai pas bien compris ce passage, faudrait que je relise le bouquin... Ah mais merde, c'est pas le bouquin, c'est mon rêve...  bon, tant pis, je comprendrais jamais ce passage"

    Les périodes où je ne me souvient pas des rêves que je fais sont les plus agréables de ma vie.


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  • All around me are familiar faces
    Worn out places, worn out faces
    Bright and early for their daily races
    Going nowhere, going nowhere
    Their tears are filling up their glasses
    No expression, no expression
    Hide my head I want to drown my sorrow
    No tomorrow, no tomorrow

    And I find it kind of funny
    I find it kind of sad
    The dreams in which I'm dying
    Are the best I've ever had
    I find it hard to tell you
    I find it hard to take
    When people run in circles
    It's a very, very mad world mad world

    Children waiting for the day they feel good
    Happy Birthday, Happy Birthday
    Made to feel the way that every child should
    Sit and listen, sit and listen
    Went to school and I was very nervous
    No one knew me, no one knew me
    Hello teacher tell me what's my lesson
    Look right through me, look right through me

    And I find it kind of funny
    I find it kind of sad
    The dreams in which I'm dying
    Are the best I've ever had
    I find it hard to tell you
    I find it hard to take
    When people run in circles
    It's a very, very mad world ... world
    Enlarging your world
    Mad world

    Gary Jules, Générique Donnie Darko

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  • - Ma fille, Dieu a un plan pour toi ! »

    Marilyn marche vite et ses talons claquent sur le bitume avec un petit son arrogant.

    Elle sourit, tout en murmurant dans la nuit
      « Dieu a un plan pour toi ! ».

    Et nul souffle ne s'échappe de ses lèvres froides et rouges comme le fruit défendu que le Tentateur, l'Adversaire tendit à Eve...

    Impossible de se rappeler du visage de la femme qui lui avait dit cela. Sans doute était-ce l'une de ces femmes de foyer moyen dans lesquels elle se retrouvait ballottée, son enfance durant, pour cause de folie de sa propre mère. Le genre d'endroit qu'elle avait passé sa vie à fuir, par tous les moyens

    - Ma fille, Dieu a un plan pour toi ! »

    Curieux tout de même comme la vie vous rattrape.
    Elle avait tout fait pour se créer un destin, poser nue pour des calendriers, changer de coupe, de couleur, de démarche, changer de vie, changer de nom, se forgeant un corps et une identité nouvelle, devenant un symbole de luxure et de volupté pour faire rêver des milliers de gens...
    Et être enterrée sous un carré de pierre grise dans un cimetière aux allures de jardin

    La femme blonde sourit et passe une langue sur ses lèvres pulpeuses. Quelle chance tout de même ! Quelle chance que d'incarner le destin de Dieu. Et quelle chance que cette condition lui ai permis d'accéder à tout le luxe de ce nouveau siècle !

    Un noctambule sortant d'un parking se retourne sur elle, son regard s'attarde sur la blonde qui s'éloigne de lui. Qui s'éloigne sans un regard même pour l'homme, trop minable à son goût. Mais en accentuant tout de même le balancement de ses hanches, histoire de faire regretter à cet animal tout ce qu'elle a et ne lui offrirait pas.
    Car désormais elle n'avait plus rien à offrir que le désespoir, le regret, la folie de la chair, et tout le plaisir serait pour elle, et uniquement pour elle.

    D'une main impeccablement manucurée, Marilyn redessine les courbes de son corps voluptueux. Finalement, les plans de Dieu et les siens avaient assez bien concordés. Coincée en ce monde et sous cette apparence délicieuse, incarnation de la luxure, des appétits monstrueux lui rongent le cœur et d'étranges accès de folie illuminent son regard... Elle est

    la Tentatrice</personname />, l'Adversaire, Shaitan. Et c'est bon.



    Elle l'a encore prouvé la veille, après avoir mis fin à une longue et torride liaison, son amant mortel ayant perdu toute saveur à ses yeux, maintenant que la fièvre le rongeait et qu'il était recherché pour trafic de stupéfiant, kidnapping, séquestration et meurtres. Il a bien tenté de s'opposer à cela, mais après avoir compris que vider son chargeur sur la belle ne rimait à rien, il s'est fait sauter la cervelle, où ce qu'il lui en restait. Désespoir, trahison, tromperie, maladie, aucune rémission de ses péchés... La perte d'une âme valait bien celle d'un chemisier, et puis, il y a tellement de moyen de tromper et d'égarer les mortels sur les voies sombres qui sont les siennes, jouer la comédie, prétendre à une lâche agression pour se repaître de l'innocent venu à son aide. Jouer la comédie, c'est si facile...

    - Dieu a un plan pour toi ! »

    Alors, tête renversée en arrière, face au ciel, les bras en croix, elle éclate de rire, un rire de jeune fille ivre de joie de vivre et de profiter de sa jeunesse ingénue

    Mais sa jeunesse est vieille et le désespoir est sa nature, et elle accompli le plan de Dieu avec toute la spontanéité ingénue qu'on lui a toujours connue. Mais il n'y a nul mérite à cela, vu qu'il y a tant de plaisir à en retirer.



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