• Cauchemards en rafale

    Encore une fois, j'ai mal dormis.

    Couchée vers minuit et quelques, épuisée mais sans envie de dormir, réveillée à midi avec le genre de petit mal de tête vicieux qui vous assaille lorsque vous dormez mal, j'ai eu l'occasion de tester les limites de mon petit coeur sensible en ce qui concerne les angoises et cauchemards.

    Je suis très douée à ce petit jeux, d'ici peux je pourrais écrire une anthologie...  Suffit que je me résolve à prendre la plume, en ce cas le clavier, et à coucher par écrit le récit de mes horreurs nocturnes. Ce qui n'est guère évident lorsqu'on a dormis 12 heures mais que, malgrés tout, on ne se sent pas le moins du monde reposée.

    J'ai rêvé de camps de concentration cette nuit. Ce n'est pas la première fois que j'en rêve. Dernièrement, je vivais l'arrivée aux portes du camps, et me trouvait devant cette alternative qui n'en est pas une : Soit crever gazée directement, soit mourir lentement de faim les quelques années qui allaient suivre, pour finir à bout de fatigue de force et d'espoir par mourir tout de même.

    Cette nuit, j'ai rêvée qu'enfermé dans un building, j'était finalement déporté en direction des caves, enfermé avec d'autres enfants, car curieusement au cours de la descente vers les profondeur du bâtiment je perdais une bonne douzaine d'année pour me retrouver au même âge que mes petits compagnons de galère. Nue, cheveux rasés, une petite fille aux cheveux roux m'accompagnait. Elle s'appelait Anne, et ensemble nous nous sommes évadé. Caché derrière des contener nous avons vu nos amis, ses amis, emmené hors des caves, enfermé dans des cagette de bois, et entassés dans des camions qui étaient autant de chambres à gaz, sous le regard de la presse étrangère, qui ne faisait rien. Une jeune femme qui eut un mouvement vers la cagette pour en connaitre le contenu s'est vu arretée dans son mouvement par une femme plus agée. "regarde ! si tu ne vois pas cela, qui pourra en témoigner ?" Les enfants sont partis, et Anne aussi, qui a filé rejoindre ses amis dans la mort, ne supportant pas l'imobilité et la survie seule. Je suis resté seul. Dans mon rêve j'avais les cheveux brun et je m'appellais Sebastien.

    "Bien dormis ma chérie ? "
    "Ouais, super... "

    Je fais des rêves fantastiques...  Et en rêgle générale, j'ai une très bonne mémoire de ces rêves qui arrivent quelque fois à me plonger dans un tel trouble qu'ils me pourrissent une ou deux journée à la suite.

    Je me souviens ainsi assez précisément d'un cauchemard que j'ai du faire vers 5 ou 6 ans, dans lequel, au terme d'une promenade en forêt de Soignes, nous rentrions à la maison dans la quatre-L familialle blanche, la première voiture de la famille (depuis, le standar est heureusement un peu monté...) et nous traversions une forêt en feu, seule voiture à rouler au travers de deux murs de flammes oranges qui teintaient le ciel nuageux de leurs reflets. Curieux, les cauchemard que l'éclairage des autoroutes peut inspirer aux enfants endormis...  Là où cela devient intéressant, c'est que, dans mon rêve, nous avions pu rammener à la maison les longues branches que tout enfant s'obstinne à rammaser en forêt...  et qui, dépassant par la fenêtre, commençaient à s'enflammer. Lorsqu'enfin nous avions traversé le pont surplombant une rivière imaginaire séparant la forêt de la commune d'Auderghem où, toujours dans mon rêve et dans la réalité avant ma naissance, vivaient nos parent, ce fut pour constater que le cours d'eau chariait des iceberg eux-même transportant pinguoins et brasier...

    Je fais des rêves fantastiques, vraiment...

    Rêves ?  Curieuse idée tout d'abbord que de nommer rêves les délires hallucinés qui hantaient mes nuits et dont les thématiques nauséeuses se répétaient de semaines en semaines. Au point que je n'aimaient plus me coucher ?  oui, à ce point là.  Quel plaisir trouver à se blottir sous sa couette, lorsque l'on sait qu'on y retrouvera toute l'angoisse et l'horreur que l'on combat éveillée. 
    Mes rêves ont ceci de particulier qu'ils comportent souvent une thématique, et que celle-ci se répette de nuit en nuit.  Oh, certe, je ne prétend pas avoir fait toute les nuits le même cauchemard, mais assez souvent pour ne pas avoir oublié celui qui avait précédé. 

    La plus ancienne thématique est celle de la violence physique. Une course éperdue dans des couloirs où bien des lieux grands ouverts, pour fuir des agresseurs supérieurs en nombre et en force, qui parfois sont mes camarades d'école. Une fuite éperdue que j'hésite à qualifier de course, tellement le sol me colle au pied, tellement mes jambes sont lourdes et tellement je semble lente, malgré les efforts que je déploie pour avancer. Il m'arrive même d'en être réduite à ramper, plantant mes ongles dans les murs, mes doigts entre les intertices des dalles pour me hisser péniblement vers l'issue salvatrice, la porte que je pourrais clore derrière moi, l'abris d'où on ne saura m'extirper. Mais le temps ralenti sans cesse au fur et à mesure que je me rapproche de l'abris que je n'atteind jamais...  je me suis toujours réveillée dans ce moment de suspens, mais celui ci n'avait rien d'exaltant.

    Passons sur les éternels thématiques de la nudité en plein milieu d'un groupe de personne, amphithéatre, couloirs d'écoles...  Ou pire : vétue d'une veste mais pas de pantalon, d'un pantie mais de rien d'autre, etc... 

    Les scènes détestables où tout le monde vous explique en détail combien vous êtes mauvais en tout sont un autre grand moment de cauchemard...  Tellement banal, mais bien désagréable tout de même.

    Rien qui ne vaille la thématique de la violence sexuelle : il m'arrive de me retrouver dans les bras d'une créature repoussante, baveuse, suintant la libido pourrie et la concupiscence malsaine, et qui me maltraite, tort mes chairs, me palpe en tout sens.  Et je ne puis m'en dépétrer, je ne sais m'arracher à se contact qui me révulse, je puis tout juste maintenir le monstrueux agresseur à quelque distance de moi...  Toute mon âme hurle d'horreur et se cabre à l'idée de ce contact qu'on cherche à m'imposer et auquel je ne sais me soustraire...  Et là, mes muscles douloureux à force de résister, l'idée, odieuse, d'abandonner la lutte me vient à l'esprit. Subir le contact, m'y complaire bestialement, en jouir peut-être, et cesser de me débattre et de lutter.  Un instant seulement, qui suffit à l'aggresseur pour rafermie sa prise, me serrer plus étroitement, apliquer sa bouche, son ventre moi, son sexe tout contre mon corps et ma peau.  Et je me hais de cet instant de faiblesse qui rend ma position encore plus intenable...  Et je me réveille en sueur, m'arrachant précipitament de mes draps pour fuir le sommeil et l'immonde monstre qui m'y attend...  Et que je connais.  Je peux presque toujours mettre un noms sur l'agresseur.  Il s'agit de mon grand père, ou plutot du cadavre de celui-ci arraché à sa tombe mais ayant perdu son humanité pour n'être plus qu'une brute de chair mortes et flasque animée d'instinct hideux. Il s'agit d'un ami mais dont le comportement ne rescèlle plus la moindre bride d'amabilité, il s'agit d'un inconnu rencontré une fois au cours d'une soirée... Et toujours, au cours de toutes ces agressions oniriques, se retrouve l'éternelle dualité : la jouissance animal, sans conscience, des sensations physiques de mon corps devenu un jouet entre les mains de bêtes humaine où humanoïdes, opposé à ma conscience, qui exige le respect de son intégrité et de son libre choix de refuser un contact non désiré. 

    Combien de fois ne me suis-je pas réveillée en sueur suite à ces épisodes onirique cauchemardesque, qui me collait au ventre une impression de rance et de peur ?

    Quoi d'autre ?

    A coté de ces chef-d'oeuvres de cauchemard rancis, j'en arrive presque à me réjouir de simple bon vieux rêve avec fantômes, mort, fuite et monstres, même lorsque ceux-ci se dinstingue par le désespoir froid qui s'en détache. Je me souvient ainsi d'un rêve très détaillé où les morts se succédaient dans un paysage de montagnes et de rocher désolé, où se mélangeaient des personnes rencontrée à différentes époques de ma vie, un kangourou malade et Gandalf. Oui, oui, Gandalf, le seigneur des Anneaux, tout ça. A un moment de ce rêve, je me suis à moitié réveillée en me disant "oulah, j'ai pas bien compris ce passage, faudrait que je relise le bouquin... Ah mais merde, c'est pas le bouquin, c'est mon rêve...  bon, tant pis, je comprendrais jamais ce passage"

    Les périodes où je ne me souvient pas des rêves que je fais sont les plus agréables de ma vie.


  • Commentaires

    1
    Outch !
    Dimanche 27 Février 2005 à 12:26
    Tu dors mal ?
    Salut ; Je tombe par hasard sur ça, et franchement je pense que tu dors mal. Tu prends quoi avant de dormir, des hallucinogéne et tu lis la liste de childler ? Essais un vidéo des télétubies plutôt. Tu verras c'est plus cool, et tu ferras de beau rêve LaLA....
    2
    Lledelwin Profil de Lledelwin
    Dimanche 27 Février 2005 à 12:49
    avant de me coucher
    Je me brosse les dents, je met mon pijama, le lis un peu, j'essaye de ne penser à rien de stressant... Ma méthode n'est pas au point.
    3
    Lledelwin Profil de Lledelwin
    Dimanche 27 Février 2005 à 12:50
    PS :
    J'ai pas envie de cauchemarder de bidules monochromes lobotomisés tentant de m'intégrer de force dans leur communauté de mononeuraux... Si les télétubies sont pas des adeptes des petites pillulesqui font rêver...
    4
    ouch bis
    Lundi 28 Février 2005 à 15:38
    tiens donc
    ben voila, on est deux dnas le club comme ca, moi aussi je cauchemarde toutes les nuits, assez pour me perturber toute la matinee. Mon psy disait qu'il n'y pouvait rien... je vous jure , si meme les psys n'y peuvent rien...
    5
    Lledelwin Profil de Lledelwin
    Lundi 28 Février 2005 à 15:54
    interpretation des rêves
    Si je peux donner un conseil : tente d'écrire tes rêves et les impressions qu'ils te laissent, savoir quel truc te fout mal, et puis creuse, réfléchit, quels sont les trucs de ta vie qui pourraient se cacher derrière les rêves. Par exemple, le cauchemard ou je me fait agresser par mon grand père transformé en zombie, j'ai arreté de le faire lorsque j'ai compris la dualité corps-volonté qui s'y cachait.
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