• "Tisane menthe réglisse...  Mmm que de souvenirs"

    "Hein ?" 

    "Je l'ai achetée il y a quatre ans, tu as vu, ici, la date de péremption ? 27 aout 2000 ?  C'est une tisane du siècle dernier...
    Alors chérie, ça fait quoi de boire une tisane milésimée ?" 

    Plus tard

    "Ma chérie, il est marqué "à consommer de préférence avant le" ce qui ne veut pas dire qu'après elle soit mauvaise...  On peut encore la consommer pendant quelques décénies...  comme les yahourts" 

    Bon...  ceci signe peut-être la fin de mon blogg... 


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  • Le contexte : un site qui détaille le resultat d'une enquète fait auprès d'enfants sur les stéréotypes sexués qu'ils intègrent par le biais de la littérature enfantine et de leur éducation au sens large.

    La méthode ? très simple : on présente un dessin d'un animal dans une attitude humanoïde et on leur demande de quoi il s'agit, un papa ou une maman

    L'un de ces dessins représente un ours affalé dans un fauteuil, l'air béat. 

    Pour quasiment tout les enfants, c'est un papa, car il a travaillé dehors, il est fatigué, etc... 

    Pour en faite une maman, qu'aurait-on du faire ? 

    "Anaïs n'hésite pas : "il faudrait changer le fauteuil, elle serait debout dans la cuisine ou dans le séjour".

    Le féminin de "assis dans le salon" est donc vraiment "debout dans la cuisine"  Mais j'aurais pas cru que ce serais un enfant qui sortirais ce genre d'affirmation d'un ton clinique... 

    Tu quo que mea filia ?


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  • J'aurais du soutenir Bush !  Ceux que je soutiens perdent toujours...


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  • ... Et que l'envie me chipote encore de temps à autre, surtout quand me désole la banalité des coupes féminines, lesincitations à m'assagir, à me féminiser, à adopter un look de femme et non plus d'ado, quand je vois quel labeur c'est d'entretenir sa coifure, et toute les possibilités d'expression qu'offre le crâne raser.  Où mieux que sur son crâne cacher un tatouage par exemple... 

    Et puis, je lis ça :

    Ce soir, Neth attend le métro à Pigalle en écoutant son walkman.
    Deux gars arrivent qui s'assoient à côté d'elle. La regardent. La toisent de la tête aux pieds. Leur regard insistant la gêne suffisamment pour qu'elle tourne la tête dans l'autre direction.
    Elle entend alors : "T'es une fille toi ?"

    Elle se retourne, les regarde vaguement, pas sûre d'avoir bien entendu à cause du walkman. Le mec insiste :
    "EEEEh ! J'te parle ! T'es une fille ou quoi ?"
    Elle retire l'oreillette, fait répéter, et répond après un temps de réflexion :
    "Excuse-moi : je n'entendais pas. Oui, je suis une fille. Pourquoi ?
    - Ben alors pourquoi t'as pas de cheveux ?"

    Faut dire qu'elle a les cheveux un peu courts. Rasés. Ca lui fait une sacrée jolie bouille d'ailleurs. Elle a aussi du caractère, c'est une fille bien. Alors, elle répond, tout simplement :
    "...? C'est un style, une coupe comme une autre, pourquoi ?
    - T'as pas l'air d'une fille... pis, t'as pas l'air d'aimer les hommes.
    - ...C'est sûr qu'un homme qui me parle comme ça..." 
       
      
    BLAM !

    Plus tard, elle me dira que le premier coup lui a fait sérieusement mal, l'a bien sonnée. Après ? elle ne sait plus très bien. Ca va trop vite. Elle frappe aussi. Elle parvient à monter dans le métro, laissant les deux mecs qui venaient de l'agresser sur le quai.

    Ce n'est pas une histoire imaginée. Ca vient de se passer ce soir, lundi 9 juillet 2001, à Paris, dans le métro, à Pigalle. Et Neth, c'est une amie pour laquelle j'ai par ailleurs beaucoup de respect et d'amiration.
    Elle a été rouée de coups parce qu'elle est une fille, qu'elle porte le crâne rasé, et qu'elle n'a "pas l'air d'aimer les hommes".
    C'était Neth, mais ça aurait aussi bien pu être moi. Moi aussi j'ai les cheveux bien courts. Tondus. Ou n'importe laquelle d'entre nous qui ose prendre la liberté de faire ce qu'elle veut avec ses cheveux.  
     
      
    (...)

    Si vous êtes une femme, n'ayez pas le réflexe, à la lecture de ces faits, de renoncer à certaines de vos envies, de vos ambitions, parce que vous craignez qu'il ne vous arrive la même chose.
    Si vous portez le crâne rasé, et que c'est un choix, une envie de votre part, ne courrez pas chez le chapelier ou le perruquier pour dissimuler votre droit de porter la coupe de cheveux de votre choix, y compris celle-là, oui, y compris celle-là.
    N'ayez pas le réflexe de la soumission. Ce n'est pas en s'en cachant, en "rentrant dans le rang", en mettant ses envies de côté, en se soumettant à ce qu'impose la crainte, que l'on se protège, que l'on se défend, que l'on peut continuer à vivre. Au contraire : c'est en continuant d'être soi, d'être libre, de s'affirmer telle que l'on se souhaite, que l'on existe vraiment. C'est en respectant ses propres envies, ses propres choix, que l'on inspire le respect.
    J'aimerai que Neth décide de porter plainte. C'est son moindre droit : elle a le droit de demander qu'on la respecte.

    Si vous êtes un homme, vous ne connaissez sans doute pas cela. Il faut le savoir : certains hommes se prennent leur point de vue pour une vérité universelle, se croient maîtres du monde, maîtres de "la" femme, et s'octroient le devoir de "rectifier" celles qui dévient, de remettre à leur place celles qui sortent du rang, c'est-à-dire de corriger celles qui ne correspondent pas à LEUR idéal, à LEUR norme.
    Certains, heureusement pas tous.
    Et ce n'est certainement pas d'après l'attitude de deux petits cons que l'ont va tirer des leçons, des généralités, sur les hommes, les femmes, les cheveux.

    Je regrette infiniment que de telles choses se produisent encore. Je regrette infiniment qu'elles éveillent en moi ce sentiment de haine, de colère, de rage.

    Ne répondez pas à ce message, mais changez. Homme ou femme, soyez vous-mêmes, sans céder ni à la peur ni à la colère. Sans vous réfugier dans la provocation ou l'inhibition. Sans vous précipiter sur votre tondeuse pour surenchérir la tonte. Sans la jeter non plus comme un objet de malheur. Changez, c'est-à-dire, persistez à être libre dans vos choix. On est en démocratie, merde.

    C'est ce que je souhaite à chacun et chacune.
    C'est mon souhait, en espérant que ce simple souhait contribue à changer ce monde, pour que de telles choses n'adviennent plus.

    http://tetue.free.fr/craneras/autres/neth.html

    Et je ne sais plus que penser...  La Société, cette joyeuse chose...


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  • Ce qui est bien, avec les jeux vidéo, c'est que tu as beau tomber dans les abimes les moins sondables (ou les plus insondables au choix) tu as sans cesse une seconde chance, et l'espoir toujours renouvelé de venir à bout de ta mission, cette fois-ci...  Ca peut même servir de stratégie : "je refais la mission jusqu'à que j'accumule assez d'or, tuant sans cesse les même monstres..."

    One more chance infiniement. 

    Ce qui est moins drôle, avec la réalité, c'est que ça fonctionne pas comme dans un jeu vidéo.  Faudra que je fasse gaffe, moi, à pas me jeter par dessus le balcon parce que j'ai oublié le pain durant les courses.  En même temps, je ne suis pas mécontente de être un personnage de jeux vidéo : ça manque de personnalité et de but dans la vie (hormis casser du bestiaux)


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