Le matin, sous la couette, avec la radio qui chante d'un ton enjoué depuis une bonne demi-heure :
Petite scène de la vie ordinaire.
Décidément, je suis pas du matin. Dans ma chambre de jeune fille, les rideaux sont minimalistes, et la vélux donne plein sud. Je me fait réveiller par le soleil, ce qui a tendance à tirer n'importe qui du lit. Ici, il y a des volets, et peut importe l'orientation de la fenêtre, on devine le jour, on l'entend, plus qu'on ne le voit. Alors, ça ne m'incite vraiment pas à me lever. Et c'est bête, parce ue j'ai des tas de projets à mettre à exécution. Tout d'abbord : une petite recherche d'emploi, histoire de me donner un bon argument pour me forcer à sortir de mon lit (qui est aussi le sien, ce qui m'incite absolument pas à sortir...) Il y a aussi un certain group de reconstitution historique dont j'ai pris connaissance par le merveilleux internet et qui oh chance, se situe dans la même ville... Donc, avec un peut de chance, à trois plombes en métro... Aprivoiser le Minimonstre, ça, je me le résèrve pour les jours de très grande forme.
Et puis y a tant de musées à visister, y a un article à taper... Et ça, c'est un sacré défi ! La partie one du défi : rédiger un mémoire de licence de 100 pages (j'ai explosé le compteur : 170 pages) partie two : développer le sujet, l'approfondire, en colaboration avec plusieurs de mes profs de facs... (gnniiii ça me fait des bulle de champagne dans la tête ! Mon égomètre se sent plus)
En 20 pages. Maximum. Faut imaginer le bruitage à la rançois Péruse là.
A ce moment précis.
Alors que d'habitude, les étudiants en lice dans ce rodéo mental que constitue la dernière année de ce qui était jusqu'ici la Licence, et s'appèle maintenant, Bologne oblige, le Master (Master ! Master ! where's the dream that I've been after... oups désolé)
donc, alors que les étudiants, disais-je, calculent leur avancements en terme de page, moi, je calcule en terme de paragraphe. "Ah chouette, j'ai trois années de l'historique en quattres paragraphes ! Ca va, je ne dépasserais sans doute pas les deux pages..."
Même si jusqu'ici je ne suis pas encore beaucoup sortie de l'appart de mon homme (seule j'entend bien) je suis cependant beaucoup moins neurasténique déprimant dans un coin (derrière la poubelle de préférence) que lors de mon dernier séjour. De toute façon, mon chéri était prévenu avant de signer : "tendances dépressives et raleuse. Optimiste et enjouée quand ne doute pas de ses capacités. Penchants au look goth quand son coiffeur ne rate pas lamentablement son travail. love métal. Cynique et sensible" (Chéri, si tu lis ça, je te JURE que je ne fais pas l'article)
Et pour finir, une seconde tranche de vie :
(j'ose pas imaginer quel pervers vont débarquer sur ce blogg grâce aux mots clés issus de ce paragraphe.. :s )