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  • Bon, c'est définitif, plutot que de continuer à entretenir deux blog, je fusionne mes deux journeaux en un seul.

    Ce blog ci restera bien sur en ligne, et je passerais peut être de temps en temps, mais désormais je m'exprimme sur :

    Scribouillages et Pensées Frénétiques


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  • Vu que la chronique vient de fermer et parce que j'aime bien ce texte expliquant le passé de mon personnage, je le met ici.

    Helen Willow est née dans une petite ville perdue au milieu de la Prairie.
    Son grand-père était pasteur, son oncle repris le sacerdoce à la suite de son grand-père et devient le révérend Mallow.

    Son père à elle suivit un parcours un peu différend et s'amouracha d'une mulâtresse venu d'on ne sait où, certainement d'une de ces plantations de coton du sud qui se vidaient une à une depuis que Lincoln en avait tiré les esclaves.
    Ce mariage créa une brouille quelque temps entre les deux frères, mais un pasteur se doit de respecter les commandements du christ, et d'accueillir autour de sa table tout le monde, même le fils prodige s'il revient.
    Tous ne se montrèrent pas aussi charitable, mais bon nombre sont mort aujourd'hui et paix aux défunts, le ciel les jugera, et là où ils sont, le pauvre père et la pauvre mère d'Helen ont plus besoin de prière que de pitié.
    Helen Mallow eut une enfance modeste et fut très tôt accoutumée à un rude labeur quotidien, influence de son oncle pasteur oblige, et étant l'aînée des enfants, il était normal qu'elle seconde sa mère dans toutes ses tâches et même la remplaçant lorsque celle-ci se remettait de ses couches, de plus en plus difficiles au fil de ses grossesses.

    Son mariage à ses dix-neuf ans ne changea pas grand chose à cela, sinon qu'elle avait changer de toit, quittant la maison de ses parents pour vivre dans la fermette de son mari, où vivotait la vieille mère de son époux : Billy Jones.
    Billy Jones n'était certes pas un mauvais bougre, et le jeune couple s'aimait sans doute réellement.
    Il avait seulement un peu trop tendance à vivre dans ses rêves et n'aimait pas vraiment être fermier.
    Aussi une fois sa belle-mère passée, ce fut elle qui tenait le ménage, tandis que son mari se contentait d'obéir à ses ordres et de se la couler douce.
    Au bout de dix années de labeur, Helen était finalement arrivé à faire prospérer la petite ferme.
    Elle et son mari s'entendaient bien, ni plus ni moins que tout les couples, les récoltes étaient belles et les enfants prospéraient.
    Et attention, si Helen aimait à dire que « le Tout-Puissant nous avait mis dans cette vallée de larmes pour qu'on y vivent du labeur de nos mains », elle aimait aussi à penser qu'à chaque jour suffit sa peine, et rire et plaisanter. Mais seulement quand le grain était au sec, que la lessive séchait, que l'ouvrage était reprisé.

    Ce fut quant son aîné atteint les 14 ans que les choses commencèrent à dégénérer.
    Il y avait dans la région un propriétaire de troupeau, Russel père, qui était un véritable rapace sans religion.
    Son oncle déjà, le révérend Mallow, que dieu ait son âme, en parlait d'une voix grave en secouant la tête.
    Mais il était mort, ce vieux forban, et son rejeton, Russel fils était pire que lui encore, et il avait de l'ambition.
    Les petits du vautour ne peuvent que suivre l'exemple du père, c'est connu.
    Ses Long Corn étaient célèbres dans les foires des environs, et sa fortune immense lui permettait de louer autant de cow-boy que désiré pour mener paître ses vaches.
    Seulement, ça lui suffisait pas, rapace et cupide comme il était, il lui fallait plus, il lui fallait tout les pâturages, et la ferme des Jones, entre autres, était sur son chemin.
    Les autres propriétaires firent pas d'histoire, ou très peu, et vendirent vite leur terre, ou bien acceptèrent de les voir piétinées par les cheptel de Russel
    Seulement, ces terres, Helen y tenait et elle était décidée à pas les vendre, surtout pas sous la menace d'un rapace dépourvu de religion.
    Alors, les intimidations pour faire partir les Jones étaient quotidiennes, et la famille vivait dans la peur. N'importe qui aurait cédé et aurait filé plutôt qu'endurer ça, mais pas Helen Jones.
    Elle avait ses principes, elle avait foi en la justice de Dieu, sinon en celle des hommes et surtout elle avait fait sienne cette devise de sa mère : « si Lincoln nous a fait sortir des champs de coton, ma fille, accepte jamais d'y retourner en courbant la tête. Jamais ma fille ».
    Cela, son mari pouvait pas le comprendre, ni que ses terres convoitées étaient précieuse à sa femme parce que c'est là qu'elle s'était usée les mains à travailler, et que c'est la que trois de ses petits enfants qui n'avaient pas vécus étaient enterré. Il est des choses que son homme ne comprenait pas.

    En ville et dans les autres fermes, les gens étaient peureux, et personne avait envie d'attirer l'attention du forban et de sa milice à son tour.
    Le shérif ? Il avait vite fait de choisir son camp entre celui de la fille de la mulâtresse et celui du plus important propriétaire du pays !
    D'autant plus qu'il était aussi le propriétaire du saloon, et que les cow-boy et la milice de Russel constituait l'essentiel de sa clientèle.
    C'est pas pour un minable, sa guenon (pardonnez-moi, c'est le mot qu'il employait, il avait jamais du voir qu'Helen, sous la poussière grise était encore jolie) et leur portée qu'il allait se mettre en frai.
    C'est en vain que les Jones avaient réclamé son arbitrage : il les renvoyait toujours avec un sourire ironique, leur disant qu'il y avait rien de prouvé, qu'il ne s'agissait que d'accidents.
    Même le vieux révérend Mallow courbait l'échine devant eux, et conseillait la fuite à sa nièce têtue, lui démontrant en vain que c'était sans doute là la volonté du Seigneur qui désirait la voir partir plus loin, comme sa mère l'avait fait avant elle, vers l'ouest où de nouvelles terres attendait ses élus, et que c'était pécher que de se montrer si arrogante devant le Seigneur.
    Même ses frères et ses sœur, dont aucun n'habitait plus en ville, lui conseillait de vendre et de partir, peut-être de venir vivre avec l'un d'eux.
    Seulement, Helen ne désirait aucune autre terre que la sienne.
    Helen ne désirais vivre sous aucun autre toit que le sien.

    Le petit jeu, de plus en plus violent, dura encore quelques semaines. Dans la ville, on déplorait ou admirait secrètement, peut-être les deux en même temps, l'entêtement de Helen Jones à vouloir défendre son droit. Mais s'était une impasse où tout le monde s'épuisait et s'énervait.
    Un jour, advint ce qu'il devait advenir : Billy fut tué alors qu'il se rendait en ville.
    Une fois encore, c'était un accident, personne n'est venu témoigner, et les traces de fers imprimées dans la terre tout autour du corps ont vite été effacées.
    Et lorsqu'elle lava le corps de son époux, elle savait déjà qu'elle y relèverait des traces de coup et celle du cheval qui avait piétiné son homme, qui n'était pas monté ce soir là.
    Une fois son homme enterré et ses larmes séchées, elle se montra plus inflexible que jamais. Elle avait oublié qu'elle avait aussi des enfants, et qu'elle se devait aussi de penser à eux.
    Elle commençait à songer à partir, quand tout s'accéléra. Une nuit qu'elle étouffait dans son grand lit trop vide, ou qu'elle avait peut-être une envie pressante qui sait, elle entendit un grattement dans la pièce principale. Immédiatement réveillée, elle saisit l'arme de son père, un fusil lourd et grand et se glissa doucement dans la pièce principale, ou un coup de poing l'accueillit. Tandis qu'on la rouait de coup, elle entendait ses enfant crier et les bandit saccager son intérieur si soigné. Finalement, ils abandonnèrent Helen et ses enfants roué de coups dans la ferme en feu, au milieu de ses bêtes massacrées.
    Elle pu se traîner dehors, ainsi qu'un seul de ses quatre enfants, son puîné. Les autres moururent asphyxiés.
    Cela n'a pas plut du tout dans la région, pas du tout. Beaucoup regrettèrent de ne pas avoir pris plus tôt la défense des Jones. La mère était peut-être une foutue tête de mule, mais les enfants n'avaient fait de tort à personnes. Et le cynisme du shérif qui déclara qu'il s'agissait d'un crime de rôdeurs commençait à indisposer plus d'un.
    En attendant, les troupeaux de Russel paissaient sur ses terres, et Helen se remettaient doucement de ses blessures chez sa sœur. Si son corps guérissait bien, son esprit en revanche était brisé par le drame. Et puisque ni le ciel ni les hommes ne lui avaient apporté de secours, elle se ferait justice elle-même, ainsi songeait-elle dans sa haine et sa rage.

    Une nuit, alors qu'elle pleurait l ses enfants et son époux, toute sa vie massacrée, la coupe noire fut pleine de fiel. Et elle décida de passer à l'action.
    Elle se glissa hors de la maison, une arme à la main, s'empara d'un cheval qu'elle ne prit pas la peine de seller et s'en alla, cahotant sur sa monture, sans plan d'action défini, vers le domaine Russel.
    Elle ne savait pas encore ce qu'elle allait faire, elle savait seulement qu'elle allait se venger.
    Ce fut lorsqu'elle arriva en vue de la maison qu'elle sut. Devant elle s'étendait l'immense troupeau des long corn qui sommeillait debout. Elle se mit à tirer dans les bêtes, méthodiquement, comme ils avait tués ses petits cochons et ses poules, elle les tirait. Et les bêtes affolées et meurtries foncèrent droit devant elles, piétinant tout, les enclos comme les hommes venus pour les arrêter.
    Et elle, froidement, tirait toujours sur ces bêtes du bon dieu, comme si les cris et le sang étaient notions désormais abstraites.
    Elle ne du la vie qu'à l'affolement de son cheval, qui se mêla aux vache et l'emmena loin de la propriété, dans le désert, ou elle fini par choir et se glisser dans une anfractuosité du rocher.
    Trois jour et deux nuit, elle s'y terra, n'osant pas sortir, sur d'être pendue pour son crime : avoir abattu les vaches de celui qui lui avait volé sa vie, son mari, ses enfants, sa terre.

    Ce qu'elle ignorait également, c'est qu'il n'y avait pas que les hommes de Russel qui la cherchaient, par son entêtement à défendre ce qui était à elle, même si les chances de gagner étaient tellement dérisoire, elle avait attiré l'attention d'un paroissien bien peu catholique.
    Il y avait depuis quelques temps déjà dans le pays un drôle de bonhomme que tout le monde ignorait, très discret, ne sortant que la nuit, et parfois les ivrognes rentrant tard se réveillaient le long du chemin avec une étrange fatigue dans les jambes. Rien de bien méchant en somme, si ce n'est que le responsable de tout ces événement restait étrangement inconnu de tous. Personne s'est jamais vanté de ces exploit, et pendre un ou deux traîne la semelle n'y avait rien change : les vaches continuaient à tomber malade de temps à autre, comme saignée et les ivrognes de rentrer à l'aube, épuisé.
    Les péones mexicains d'importation parlaient de Sucacabra avec des regard emplis de terreur, mais personne a jamais fait attention aux délire de pauvre macaques de cette sorte...
    Ce bonhomme s'était pris d'intérêt comme tout le monde pour la querelle, mais la figure d' Helen le fascinait plus qu'aucun autre.
    Et quand il appris le geste fou qu'elle avait posé, il décida de la trouver avant tout les autres, et de s'en occuper personnellement.
    Il partis personnellement en quête de la femme traquée, et plus fin que les autres, fini par mettre la mains dessus, l'amadouer... l'étreindre.
    Richard Berrie appartient au clan ventrue.
    Pour les siens, c'est un original, un aventurier.
    Admirant la détermination de la femme seule, il a décidé de l'étreindre plutôt que de la laisser crever au mains des sbires de l'éleveur ou seule au soleil du désert.
    Helen n'est pas restée longtemps en sa compagnie, juste ce qu'il fallait pour apprendre les rudiments de sa nouvelle condition.
    Elle a décidé de foutre le camps à la première occasion, n'appréciant pas la compagnie trop désinvolte de cet homme bien vêtu.
    Et lui, bah, lui quand il a vu que l'infant s'était enfui, s'est montré très flegmatique.
    Il s'est renseigné sur la direction qu'elle avait prise, a conclu que c'était à elle de tracer sa route, et est reparti de son coté... Mais il parait qu'il garde un œil sur elle, via une goule, ou un servant, qui le renseigne sur ce que fait son infante.
    A ses yeux, Madame Willow a un sacré potentiel !

    Helen décide de quitter son village, mais elle pense souvent à l'enfant qu'elle a laissé aux soins d'une sœur.
    Elle est solitaire et farouche, la vie lui a pas fait de cadeaux.


    Ainsi elle s'installa dans la région de Boomtown où les vampires commençaient d'affluer et de s'installer. Elle posa son balluchon, aquis quelques relations, se tailla une place modeste et vécu dans l'orphelinat qu'elle avait racheté avec l'aide d'un de ses pairs, Maverick. Seul Dieu sait ce que ce dernier avait en tête en lui fournissant le bien pour racheter la massure, mais Helen ne prit pas le temps de s'y interresser. Elle devint la directrice de l'orphelinat, et cela était bien.

    Mais malgré sa position sociale non négligeable dans la cité, et malgré les nombreux enfants dont elle était entourée en tant que directrice de l'orphelinat, Helen ne s'est jamais habituée à Boomtown. Ses frères de sang lui paraissant étranges, leurs querelles lui étant étrangères, l'existance loin d'elle de son dernier enfant la taraudant comme un fer chauffé à blanc.

    Puis n'y tenant plus, elle est retourné vers sa ville,après avoir confié la direction de l'orphelinat à celle qui était sa goule, emportant quelques maigres affaires avec elle, s'enfonçant dans les grottes le jour pour y dormir...

    Heureusement il n'y avait que très peu de cainites dans le maigre petit village de sa famille, et il ne fut pas trop difficile de vivre éloignée de leurs affaires. Bien que de temps a autre elle en ait croisé un ou deux
    dans ce qu'elle est venue à considérer comme son petit domaine. Son existence relativement discrete lui a éviter de croiser la route de ceux ayant causer sa fuite de la région... Mais s'ils l'avaient oubliés,
    elle n'avait pas rennoncer pour autant à sa vengeance.

    Durant de longues années, elle vu son enfant survivant grandir et fonder sa famille, et a joué de son statut de hors la loi pour lui rendre de très discrètes visites en lui faisant jurer de ne jamais parler d'elle en dehors de la famille et pour expliquer pourquoi elle ne pouvait jamais s'attarder plus de quelques heures...

    Et durant ces années elle a accumulée le fiel et la rancoeur vis-à-vis de ceux qui avaient causer la ruine de sa maison... Et elle a progressivement mis à profit ses nouveaux talents pour semer la peur et le doute dans le coeur de l'éleveur, devenant de plus en plus téméraire au fil des mois, découvrant son talent et ses limites tout en endurcisant son coeur pour semer la désolation. Commençant par s'attaquer à nouveau au bétail, faisant naitre les histoire de chupacabra dans le coeur des peones supersticieux, elle a ensuite tourné son attention vers la maisonnée des éleveurs, les vaches innocentes ne pouvant fort longtemps assouvir son besoin de vengeance.

    Timidement d'abbord mais de plus en plus hardiement elle s'en est pris à la maisonnée des incendiaires de sa famille, commenceant par les cow boy, puis les serviteurs, en des cercles concentriques qui ont fini par lui faire hanter les couloirs tapissés de moquette somptueuse de la maison de son ennemi. Une nuit, elle pu ainsi entrer dans la chambre de l'un des fils, où reposait dans son berceau de dentelle le nouveau-né... Mais malgré toute la fureur qu'elle nourrissait contre cette famille, elle n'a pas su maltraiter lenourrisson... Cependant la terreur que la maisonnée
    à ressenti lorsqu'ils ont vu l'enfant posée sur le lit des parents, en pleurs, les voilages du berceaux déchiré et une servante terrorisée par l'apparition d'une dame blanche tenant l'enfant dans ses bras ont
    consollé Hellen Willow de toutes ses peines...

    Ce jeux a duré quelques années de suite, les éleveurs perdant peu à peu toute puissance tandis que la santé mentale de la maisonnée baissait au fil des mois sans que personnes ne puisse rien faire contre le malheur
    qui les frappait. Au village, certains parlaient de la Colère Divine frappant les assassins de la famille Jones, et ces bruits réjouissaient Hellen lorsqu'elle hantait les ruelles et les arrières cours.

    Puis au fur et à mesure que le temps passait elle voyait mourir ceux qu'elle avait connu. Les visages familiers disparaissaient ou se transformaient en des visages de vieillard usés qu'elle ne reconnaissait
    pas. Le temps qui ne l'affactait plus personnellement changeait tout autour d'elle, fauchant ses anciens amis, sa famille même...

    Alors, 50 ans après son départ de Boomtown, la femme se souvint des gens qui y vivaient et qui constituaient désormais la seul société dans laquelle elle pourrait encore être admise. Une nouvelle fois elle rassembla ses affaires et repris la route, les blessures de son passé enfin apaissées.


     


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  • - Désolé je suis un peu plus en retard que prévu"


    On sent que la ponctualité est une vertu appréciée chez Lledelwin et son Matou Bleu



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  • Depuis que je dessine, j'ai beaucoup moins envie d'écrire. D'ailleurs mes dessins ont beaucoup plus de succès que mes textes, ce qui n'est pas pour rien dans mon laisser aller textuel.

    Seulement, ceci, je ne pourrais pas le raconter en BD.

    Ce dimache 4 septembe, très tot matin, nous avons été réveillé par un coup de fil : télésecour appelant pour signaler que ma grand mère a un soucis de santé. Moi, j'ai juste été réveillée par le téléphone, ma mère ayant décroché avant moi, et j'ai appris la suite le lendemain.

    Ma grand mère avait une crampe au bras droit qui la faisait souffrir énormément et ne passait pas...  Au bras droit, ce n'est pas un infar, n'est-ce pas ? Mais une crampe aussi douloureuse, quand même...  Et impossible de lui masser le bras, elle crie dés qu'on tente de bouger son épaule...  Alors ma maman a appelé une ambulance, parce que cette crampe n'avait pas l'air très normale, elle créait une sorte de dépression dans le dos de ma grand mère...  Effectivement, car ce n'était pas une crampe...

    C'était une épaule démise.

    Ma grand mère se déboite l'épaule en dormant...  Incroyable.

    Autant dire que personne n'était très frai le dimanche après midi... Et ce dimanche, c'était l'anniversaire de mon grand père paternelle. Nous étions bien sur invité pour un gouter d'anniversaire chez lui, dans le jardin que son épouse qui n'est la grand mère de personne a transformé au fil du temps en un petit parc emplis de personnages en bambou tous plus loufoque les uns que les autres et dont les plattes bandes sont parsemmée de petites libellules, abeilles, papillons, etc. dont les ailles translucidents battent dans le vent tandis que leur corps de bois oscille doucement sur sa perche.

    Mon grand père a 80 ans depuis dimanche, il fume du tabac brun roulé, ne met son appareil auditif que lorsque les personnes succeptible de bavardages interminables sont absents, prend un air ahuri et distrait le reste du temps, un petit air qui ne trompe plus personne, à force...  Mon grand père déteste qu'on l'appelle grand père et n'est vraiment pas le genre à faire des gateaux en chocolat avec ses petits enfants, même s'il ne s'agit que de mettre la pate dans le moule et le moule au four.

    Il traine un peu les pieds, fait des grimaces et gromelle, fume du tabac brun et jette ses mégots dans le feu ouvert. Il a 80 ans et tout les samedi il va aider son fils à construire sa maison quelque part dans la cambrousse...

    Mon grand père n'est pas très "famille" et cela a du être dur pour mon père...  Mais comme grand père il est marrant.

    C'est un professeur de l'université libre de Bruxelles à la pension. Si sa soeur, applicant strictement l'éducation familialle, ne remet certainement pas en question et les préceptes inculqués par ses parents et ceux inculqués au catéchisme, mon grand père professe un athéisme qui tourne à l'anti cléricalisme militant, tant par conviction que pour faire chier sa soeur, c'est du moins ce que crois cette dernière.

    Dans son bureau, à un clou, pend sa vieille penne ULBiste. La penne, au cas ou vous l'ignoriez, c'est le symbole de l'étudiant ULBiste, baptisé (estudiantinnement parlant) et militant. Il la possède depuis des années, a fait toutes ses années avec elle visée sur le crane comme un étendar de son athéisme fièrement revendiqué...

    Ce qu'il n'a jamais su avant que mon père ne le lui apprène, c'est qu'il n'a pas seulement vécu ses années d'ULB sous le signe de la raison, mais aussi sous celui de la Sainte Vierge, dont une médaille avait été subrepticement cousue dans la doublure par sa mère, pour lui porter chance aux examens...

    J'aurais bien aimé être là lorsqu'il l'a découvert...


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